Austin, Texas
Hong Kong - Woo Kwong sur les toits de la ville. “Aujourd’hui, nos tours sont si hautes que nous aurons bientôt fait disparaître le jour. Les nuits ne sont plus qu’artifices électriques.”
Parti à la rencontre de personnes âgées aux quatre coins du monde, le photographe Nicolas Henry a bâti avec chacune d’entre elles une cabane, reflet de leur univers et de leur créativité. La série Les Cabanes de nos grands-parents présente sur un ton poétique des actes de résistance locale à un mode de vie et un habitat globalisés.
Series Tokyo, the 50s by the Japanese photographer Ikko Narahara - “Walking a tightrope between description and abstraction, objectivity and a personal narrative, Narahara transcended the journalistic documentary photography then prevalent in Japan. Furthermore, Narahara displayed a particular facility for abstraction and the staging of everyday scenes in strict graphic compositions as in, for example, the series ‘Tokyo, the ‘50s’”
Nina Leen & Serge Balkin. The couple. The photographers. Pictured the 40s & 50s.
“Scintillation” by Xavier Chassaing
I wish I was there. I made it happen.
How does a project mature? It is obviously a most mysterious, imperceptible process. It carries on independently of ourselves, in the subconscious, crystallizing on the walls of the soul. It is the form of the soul that makes it unique, indeed only the soul decides the hidden ‘gestation period’ of that image which cannot be perceived by the conscious gaze.
Tarkovsky, Russia
Quand Björk rencontre Arvo Pärt… L’improbable devient réalité. Dans le cadre du documentaire Modern Minimalists de la BBC, réalisé en 1997. Deux compositeurs pour qui j’ai toujours eu une immense admiration.
Je ne me lasserai jamais, ô grand jamais, de regarder Amelia de La La La Human Steps. Un des plus beaux spectacles de danse de ma vie, c’était en 2002, déjà. Heureuse de redécouvrir aujourd’hui ce film réalisé par Lock. Édouard Lock, un pur génie. André Turpin, mon directeur de photographie québécois préféré depuis tant d’années. La scénographie de bois & la lumière, toutes deux magnifiques. Des paroles de Lou Reed, que j’aime particulièrement pour son “Coney Island Baby”, “Perfect Day” avec les Velvet Underground et son classique “Walk on the wild side”. & Ballet classique qui me fascine depuis le plus lointain souvenir de mon enfance. Ces pointes adoptées par la danse contemporaine, parfait métissage. Trop beau !
The Zawose Family, filmed in Tanzania by Vincent Moon
“I was travelling around New Zealand recently, and I discovered, while driving a car and playing music from my laptop, something absolutely amazing. It’s in itunes, it’s named ’shuffle button’ and I’m too stupid to ever use it. It just made me re-discover all my music (much to say about the shuffle generation we live on by the way), and especially some amazing tunes from the late Hukwe Zawose, the greatest Tanzanian singer of the 20th century.
I was very lucky to film this little video in Tanzania back in november last year, with the help of the great Natalie Johns from Dig For Fire. The Zawose family was incredibly welcoming, and performed for us 4 or 5 songs, this one only delivering a little percentage of what they sounds like. Fantastic people, and so much more to explore.”
Vincent Moon is an independant filmmaker from Paris mainly known for having created a little revolution in the relationship between cinema and music, with his field work music videos of indie rock related musicians as well as some notable mainstream artists. He has been living on the road since January 2009, experimenting on nomadic cinema and traveling to film rare musicians around the world.
Solo piano “Homeless Wonderer”, de Tsegué-Maryam Guèbrou, album Éthiopiques 21
A ce propos, qui était cette none pianiste, Tsegue-Mariam Gebrou, dont vous avez publié un recueil de petites pièces en solo proches de l’univers de Satie ?
C’est un phénomène très atypique. Elle appartient à une famille de grands intellectuels et résistants éthiopiens qui l’a envoyée en Suisse dès l’âge de 6 ans pour qu’elle ait une éducation européenne. Elle y a passé 4 ans et y a appris à jouer du violon et du piano. Elle a eu une vie un petit peu chargée, je dirais. Elle a été déportée en Sicile avec sa famille pendant l’occupation italienne, elle a repris ses études au Caire et finalement, l’empereur l’a un peu saquée pour une sombre histoire. Elle vit toujours, elle est none au couvent éthiopien de Jérusalem, qui touche le Saint-Sépulcre. Son histoire musicale est aussi très atypique. C’est un univers très très personnel, mais profondément éthiopien. Je ne suis pas sûr qu’elle connaisse Erik Satie et tous les pianistes auxquels elle a été comparée depuis que le disque est sorti. Elle n’est pas une athlète du piano mais c’est un univers musical magnifique, très reposant. Je suis vraiment très fier d’avoir pu publier ce disque qui regroupe des enregistrements des années 1960-70.
Mais ce qu’on fait les artistes de cette époque-là, c’est surtout des chansons avec un fond traditionnel orchestré avec des instruments européen qui ont embarqué dans leurs textures le groove de la soul, du rhythm’n’blues, du rock quelques fois. Le premier producteur indépendant de disques ne s’est pas posé de questions, il l’a fait en sachant ce qu’il prenait des risques, c’est-à-dire un peu de taule, une amende. Il y a eu une grosse polémique et finalement l’empereur a laissé tomber, il voulait vraiment laisser les jeunes s’exprimer et voilà comment se sont développés la production indépendante et les orchestres indépendants. Et à partir de ce moment-là, on a vu naître des orchestres pop comme il y avait à l’époque, deux-trois guitares, basse, batterie, un chanteur. Mais il y a toujours eu chez eux malgré tout des cuivres, c’est vraiment la marque laissée par les grands orchestres institutionnels. C’est leur signature même si c’est moins vrai ces dernières années où il y a de plus en plus de cuivres synthétiques, avec les synthétiseurs.
Propos de Francis Falceto, producteur, historien autodidacte de la musique éthiopienne, directeur de la collection Éthiopiques.
Whatever it expresses -
even destruction and ruin -
the artistic image
is by definition an embodiment of hope,
it is inspired by faith.
Artistic creation
is by definition a denial of death.
Therefore it is optimistic,
even if in an ultimate sense the artist is tragic.
And so there can never be
optimistic artists and pessimistic artists.
There can only be talent and mediocrity.
By Andrei Tarkovsky
(via fartherfromearth)